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02/02/2015

Mean Girls

Alors. Ca faisait longtemps que j’avais l’idée de cet article en tête, sans vraiment trop savoir comment le tourner. Notamment parce que je ne voulais pas que ça transmette de fausses idées sur le dos de mon équipe. Donc avant toute chose : j’insiste sur le fait que ce que j’écris sur ce blog n’engage que moi, mon point de vue, ma perception des choses. J’assume complètement mes propos, mais ils sont personnels. 

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Comment j't'ai snapé

Commençons par le début. J’avais lu il y a longtemps cet article sur derbylife, sur les « mean girls » au derby. Une analyse de la « fille toxique », le profil « type » de celle qui fout le bordel dans une équipe. Car oui, ce n’est pas un secret, ni une insulte, il arrive que des gens ne s’entendent pas. Il arrive que il y ait 2-3 personnes dans une équipe qui foutent la merde. L'esprit derby n'est qu'une légende qui se craquelle rapidement une fois impliquée dans une équipe. Tu ne peux pas t'entendre avec tout le monde, c'est un fait.  Il faut arrêter de croire que le derby est différent des autres milieux. Le derby est composés de personnes humaines, comme n'importe quel autre milieu, que ce soit la pétanque ou le lancer de nain. Concrètement, si on parle en pourcentage, y'a autant de connasses/Connards que partout. Exemple ultime de l'espèce de voile de paillettes qu'on essaie de se faire croire mais qui s'écroule vite : Les derbywives. On ne compte plus les "derbywives" qui au bout de 6 mois ne s'adressent plus la parole. Personnellement le côté "derbywife" je trouve ça relativement hypocrite, tu peux difficilement décider qu'une nana que tu connais depuis 2 mois devienne ta meilleure amie pour la vie... C'est comme la vraie vie : certaines amitiés tiennent, d'autres non. Oui dans le derby tu rencontres des gens formidables, comme des gens inintéressants pour toi. C'est la vie, c'est comme ça partout, pas spécial au derby.

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Bref. Il s’avère donc que les embrouilles soient également l’apanage de toute équipe, tout du moins féminine. (je développerai cette partie plus bas, vous emballez pas). Donc, c’est le lot de toute équipe. Plus ou moins grosse, plus ou moins populaire, plus ou moins forte. Et c’est là que je ne comprends pas. Ok, nous avons toutes des différents. Mais nous avons toutes (normalement) le même but : jouer. Alors quand je vois que régulièrement dans les équipes, les conflits d’intérêt et/ou de pouvoir prennent le pas sur le jeu, moi je ne comprends pas. Comment certaines personnes, sous prétexte de vouloir gérer les choses à leur manière, prennent en otage toute une équipe ? Car ce genre de petite gue-guerre, ça mène au minimum à une ambiance de merde dans l’équipe, donc un jeu foireux. (Rappelez-vous de mon précédent post au sujet du jouer ensemble.) Au pire à une explosion de l’équipe, qui n’est jamais agréable pour personne, et dégoûte beaucoup de monde de ce sport formidable qu’est le derby.

Et je tiens à rappeler une chose : dans un conflit, il faut être deux. Si ça part en sucette, c’est que les deux parties n’ont pas su gérer les choses, il y a systématiquement des torts des deux côtés.

Alors j’ai plusieurs théories à ce sujet. Encore une fois, c’est mon point de vue. Je poste ce message pour ouvrir une discussion si certain(e)s se sentent d’en discuter.

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Théorie 1:

Celles qui sont en mode prises de pouvoir sont des filles qui n’ont rien d’autre dans leur vie, et considèrent l’équipe/le club comme leur « bébé ». Alors oui, c’est défendable. On a besoin de gens pour s’impliquer à 100% dans ce sport encore naissant qu’est le derby. Mais il faut des gens constructifs. Je ne fais pas (plus…) partie des gens qui considèrent que la solution démocratique où tout le monde a son mot à dire est une solution. Parce qu’on ne peut jamais plaire à tout le monde, et que si chaque réaction négative est un frein à la décision, la conclusion est simple : il n’y a plus de décision de prise. Et l’équipe/l’association s’enlise dans une inertie irrémédiable. Mais à l’inverse, le côté dictature n’est pas non plus un bon choix selon moi. Assoir son autorité en tant que coach/président d’association, etc. est indispensable pour pouvoir bosser correctement, mais ça n’empêche pas d’être à l’écoute des joueuses pour une bonne entente générale, et d’essayer de gérer les choses de la manière la plus juste possible. Mettre tout le monde au même niveau (y compris soi-même…) et discuter ouvertement et calmement des éventuels problèmes suffit la plupart du temps à désamorcer les bombes des conflits.

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Théorie 2:

Le derby est encore beaucoup constitué de personnes n’ayant jamais vraiment fait de sport en compétition. De gens qui ne savent pas ce que signifie le mot « fermer sa gueule » quand le coach parle. De gens qui ne savent pas que dans un sport, d’équipe en particulier, il faut savoir ravaler sa rancœur pour le bien général. Des gens qui ne savent pas que si tu veux arriver un minimum à un bon niveau sportif, il faut de la rigueur dans son travail, dans son entraînement. Quand tu ne sais pas tout ça, ça entraîne une présence épisodique aux entraînements, une progression proche de zéro, et si l’effectif de ton équipe est restreint, une certaine rancœur qui finit par émerger chez celles qui s’impliquent et qui veulent avancer. Par contre attention, ne nous méprenons pas : ce n’est pas une généralité. Il ya des gens qui n’ont jamais fait de sport qui savent respecter une certaine rigueur, et d’autres qui en ont fait toute leur vie qui ne sauront jamais le faire. Mais globalement, mon sentiment est celui-là. De toutes celles que j’ai pu croiser qui avaient déjà un minimum de sport en compétition derrière elles étaient celles qui savaient se concentrer sur le but commun : jouer.

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Théorie 3:

J’ai une vraie problématique avec cette 3e hypothèse. Car elle implique faire une différenciation fille/garçon. Encore une fois, ce n’est pas une généralité, mais je le ressens comme ça, et honnêtement ça m’emmerde. La théorie est la suivante : il y a mille fois moins de problèmes de ce type dans les équipes de mecs par rapport aux équipes de filles. Parce que chez les mecs, en général, les conflits se terminent avec un coup de poing dans la gueule et une bonne bière. Les filles, à l’inverse, ont plutôt tendance à intérioriser, souvent en plus pour le bien de tous. Pour ne blesser personne. Mais ça monte en mayonnaise en off. Ca discute entre copines, ça monte de théories, ça balance des saloperies. Et ça finit en coup de couteau dans le dos ou en jugement final de quelqu’un qui n’a même pas eu la chance de défendre son cas. Alors les meufs, sérieux : parlez-vous. Engagez un échange avec la personne qui pose problème, et essayez de résoudre le problème. En tête à tête. Pas avec les 15 copines qui sont pas vraiment dans le truc. Car si l’échange se fait à 15 contre un, ça  rend forcément l’échange inégal, ça met la personne seule sur la défensive, et biaise donc le dialogue. Et si le problème n’a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème, finalement.

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Etant féministe (oouuuhh le mot à ne pas prononcer...), j’ai tendance à expliquer cette différenciation homme/femme par le fait que nous les nanas avons tellement peu de pouvoir (ou de perspective de pouvoir) globalement dans nos vies, que les plus désespérées trouvent un compromis dans la gestion d’une équipe. Enfin, elles maitrisent quelque chose.  Pour vous donner un exemple : dans le boulot, quand tu as un minimum d’ambition, directement on dit que tes dents rayent le parquet, que t’es une connasse, que t’as eu une promotion canapé, etc. Ce n’est que très rarement (ou alors quand tu es vraiment très moche… Ne niez pas, c’est un fait.) qu’on se dit dès le début que peut-être, simplement, tu es compétente dans ce que tu fais et que tu mérites ta place. Quand tu commences, il faut que tu fasses tes preuves, alors que pour un mec, la tendance globale est plus de partir du principe qu’il est compétent, jusqu’à ce qu’il se plante. Du coup, affirmer une position, un point de vue, devient soit une montagne à assumer (donc hop, balançage en règles dans le dos des gens, parce que bon, faut bien que ça sorte), soit un combat à mener. Et le derby, étant encore un sport naissant, offre tellement de possibilités de s’affirmer ! C’est à la fois une qualité et (entre autre) ce qui donne tant de charme à ce sport, mais c’est aussi une faiblesse, malheureusement. Dans le sens où certaines utilisent cette flexibilité pour leur propre intérêt, et non l’intérêt de toutes et tous.

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Encore une fois, je ne le répèterai jamais assez : c’est une analyse personnelle, ouverte à discussion. Toute affirmation est à nuancer, n’a jamais rien de radical. Mais par contre, votre avis m’intéresse. Vraiment. Donc n’hésitez pas à me donner votre avis. :)

Commentaires

je t aime victoria !!!!!!!!!!!!!!!!!;)

je dirais un peu des 3 pour tes théories

Écrit par : kokotte | 02/02/2015

Merci pour ce chouette article.
Je pense que le point 3 est aussi culturel... Les petites filles sont élevées de façon à éviter le conflit direct, donc forcement, ça laisse des traces....

Écrit par : Pix | 02/02/2015

Les cancans font vivre malheureusement beaucoup trop de personnes, il serait bon que pour une passion qui semble commune, au départ du moins, l ego, et cancans restent aux vestiaires à partir du moment où tu chaussent tes roulettes d amours. L esprit d équipe devrait tout effacer une fois sur le track... la vie rêvée sur track : il semblerait que ce ne soit qu un rêve! Ça vaut un peu pour n importe quel milieu en fait, mais dommageable pour une passion commune. Comme partout tu rencontres de personnes geniales et des cons! A croire que les gens ne savent ou n ont pas envie de se parler honnêtement, franchement, pour régler les problèmes de suite. Esprit d équipe=transparence.

Écrit par : xo | 02/02/2015

Les commentaires sont fermés.