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02/02/2015

Mean Girls

Alors. Ca faisait longtemps que j’avais l’idée de cet article en tête, sans vraiment trop savoir comment le tourner. Notamment parce que je ne voulais pas que ça transmette de fausses idées sur le dos de mon équipe. Donc avant toute chose : j’insiste sur le fait que ce que j’écris sur ce blog n’engage que moi, mon point de vue, ma perception des choses. J’assume complètement mes propos, mais ils sont personnels. 

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Comment j't'ai snapé

Commençons par le début. J’avais lu il y a longtemps cet article sur derbylife, sur les « mean girls » au derby. Une analyse de la « fille toxique », le profil « type » de celle qui fout le bordel dans une équipe. Car oui, ce n’est pas un secret, ni une insulte, il arrive que des gens ne s’entendent pas. Il arrive que il y ait 2-3 personnes dans une équipe qui foutent la merde. L'esprit derby n'est qu'une légende qui se craquelle rapidement une fois impliquée dans une équipe. Tu ne peux pas t'entendre avec tout le monde, c'est un fait.  Il faut arrêter de croire que le derby est différent des autres milieux. Le derby est composés de personnes humaines, comme n'importe quel autre milieu, que ce soit la pétanque ou le lancer de nain. Concrètement, si on parle en pourcentage, y'a autant de connasses/Connards que partout. Exemple ultime de l'espèce de voile de paillettes qu'on essaie de se faire croire mais qui s'écroule vite : Les derbywives. On ne compte plus les "derbywives" qui au bout de 6 mois ne s'adressent plus la parole. Personnellement le côté "derbywife" je trouve ça relativement hypocrite, tu peux difficilement décider qu'une nana que tu connais depuis 2 mois devienne ta meilleure amie pour la vie... C'est comme la vraie vie : certaines amitiés tiennent, d'autres non. Oui dans le derby tu rencontres des gens formidables, comme des gens inintéressants pour toi. C'est la vie, c'est comme ça partout, pas spécial au derby.

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Bref. Il s’avère donc que les embrouilles soient également l’apanage de toute équipe, tout du moins féminine. (je développerai cette partie plus bas, vous emballez pas). Donc, c’est le lot de toute équipe. Plus ou moins grosse, plus ou moins populaire, plus ou moins forte. Et c’est là que je ne comprends pas. Ok, nous avons toutes des différents. Mais nous avons toutes (normalement) le même but : jouer. Alors quand je vois que régulièrement dans les équipes, les conflits d’intérêt et/ou de pouvoir prennent le pas sur le jeu, moi je ne comprends pas. Comment certaines personnes, sous prétexte de vouloir gérer les choses à leur manière, prennent en otage toute une équipe ? Car ce genre de petite gue-guerre, ça mène au minimum à une ambiance de merde dans l’équipe, donc un jeu foireux. (Rappelez-vous de mon précédent post au sujet du jouer ensemble.) Au pire à une explosion de l’équipe, qui n’est jamais agréable pour personne, et dégoûte beaucoup de monde de ce sport formidable qu’est le derby.

Et je tiens à rappeler une chose : dans un conflit, il faut être deux. Si ça part en sucette, c’est que les deux parties n’ont pas su gérer les choses, il y a systématiquement des torts des deux côtés.

Alors j’ai plusieurs théories à ce sujet. Encore une fois, c’est mon point de vue. Je poste ce message pour ouvrir une discussion si certain(e)s se sentent d’en discuter.

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Théorie 1:

Celles qui sont en mode prises de pouvoir sont des filles qui n’ont rien d’autre dans leur vie, et considèrent l’équipe/le club comme leur « bébé ». Alors oui, c’est défendable. On a besoin de gens pour s’impliquer à 100% dans ce sport encore naissant qu’est le derby. Mais il faut des gens constructifs. Je ne fais pas (plus…) partie des gens qui considèrent que la solution démocratique où tout le monde a son mot à dire est une solution. Parce qu’on ne peut jamais plaire à tout le monde, et que si chaque réaction négative est un frein à la décision, la conclusion est simple : il n’y a plus de décision de prise. Et l’équipe/l’association s’enlise dans une inertie irrémédiable. Mais à l’inverse, le côté dictature n’est pas non plus un bon choix selon moi. Assoir son autorité en tant que coach/président d’association, etc. est indispensable pour pouvoir bosser correctement, mais ça n’empêche pas d’être à l’écoute des joueuses pour une bonne entente générale, et d’essayer de gérer les choses de la manière la plus juste possible. Mettre tout le monde au même niveau (y compris soi-même…) et discuter ouvertement et calmement des éventuels problèmes suffit la plupart du temps à désamorcer les bombes des conflits.

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Théorie 2:

Le derby est encore beaucoup constitué de personnes n’ayant jamais vraiment fait de sport en compétition. De gens qui ne savent pas ce que signifie le mot « fermer sa gueule » quand le coach parle. De gens qui ne savent pas que dans un sport, d’équipe en particulier, il faut savoir ravaler sa rancœur pour le bien général. Des gens qui ne savent pas que si tu veux arriver un minimum à un bon niveau sportif, il faut de la rigueur dans son travail, dans son entraînement. Quand tu ne sais pas tout ça, ça entraîne une présence épisodique aux entraînements, une progression proche de zéro, et si l’effectif de ton équipe est restreint, une certaine rancœur qui finit par émerger chez celles qui s’impliquent et qui veulent avancer. Par contre attention, ne nous méprenons pas : ce n’est pas une généralité. Il ya des gens qui n’ont jamais fait de sport qui savent respecter une certaine rigueur, et d’autres qui en ont fait toute leur vie qui ne sauront jamais le faire. Mais globalement, mon sentiment est celui-là. De toutes celles que j’ai pu croiser qui avaient déjà un minimum de sport en compétition derrière elles étaient celles qui savaient se concentrer sur le but commun : jouer.

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Théorie 3:

J’ai une vraie problématique avec cette 3e hypothèse. Car elle implique faire une différenciation fille/garçon. Encore une fois, ce n’est pas une généralité, mais je le ressens comme ça, et honnêtement ça m’emmerde. La théorie est la suivante : il y a mille fois moins de problèmes de ce type dans les équipes de mecs par rapport aux équipes de filles. Parce que chez les mecs, en général, les conflits se terminent avec un coup de poing dans la gueule et une bonne bière. Les filles, à l’inverse, ont plutôt tendance à intérioriser, souvent en plus pour le bien de tous. Pour ne blesser personne. Mais ça monte en mayonnaise en off. Ca discute entre copines, ça monte de théories, ça balance des saloperies. Et ça finit en coup de couteau dans le dos ou en jugement final de quelqu’un qui n’a même pas eu la chance de défendre son cas. Alors les meufs, sérieux : parlez-vous. Engagez un échange avec la personne qui pose problème, et essayez de résoudre le problème. En tête à tête. Pas avec les 15 copines qui sont pas vraiment dans le truc. Car si l’échange se fait à 15 contre un, ça  rend forcément l’échange inégal, ça met la personne seule sur la défensive, et biaise donc le dialogue. Et si le problème n’a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème, finalement.

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Etant féministe (oouuuhh le mot à ne pas prononcer...), j’ai tendance à expliquer cette différenciation homme/femme par le fait que nous les nanas avons tellement peu de pouvoir (ou de perspective de pouvoir) globalement dans nos vies, que les plus désespérées trouvent un compromis dans la gestion d’une équipe. Enfin, elles maitrisent quelque chose.  Pour vous donner un exemple : dans le boulot, quand tu as un minimum d’ambition, directement on dit que tes dents rayent le parquet, que t’es une connasse, que t’as eu une promotion canapé, etc. Ce n’est que très rarement (ou alors quand tu es vraiment très moche… Ne niez pas, c’est un fait.) qu’on se dit dès le début que peut-être, simplement, tu es compétente dans ce que tu fais et que tu mérites ta place. Quand tu commences, il faut que tu fasses tes preuves, alors que pour un mec, la tendance globale est plus de partir du principe qu’il est compétent, jusqu’à ce qu’il se plante. Du coup, affirmer une position, un point de vue, devient soit une montagne à assumer (donc hop, balançage en règles dans le dos des gens, parce que bon, faut bien que ça sorte), soit un combat à mener. Et le derby, étant encore un sport naissant, offre tellement de possibilités de s’affirmer ! C’est à la fois une qualité et (entre autre) ce qui donne tant de charme à ce sport, mais c’est aussi une faiblesse, malheureusement. Dans le sens où certaines utilisent cette flexibilité pour leur propre intérêt, et non l’intérêt de toutes et tous.

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Encore une fois, je ne le répèterai jamais assez : c’est une analyse personnelle, ouverte à discussion. Toute affirmation est à nuancer, n’a jamais rien de radical. Mais par contre, votre avis m’intéresse. Vraiment. Donc n’hésitez pas à me donner votre avis. :)

25/01/2015

Esprit d'équipe et stratégie

Bonjouuuur et bonne année, déjà! (oui on est encore en Janvier. C'est limite, mais quand même.)

Donc. Les fêtes sont passées, on a tous bien bouffé, bien profité. Personnellement j'suis partie quelques jours au ski (avec entre autre Purple Ta Race et Marie Loup <3 ), histoire de profiter. Bref.

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<3 Vue de tout en haut de la station <3

Le 3 Janvier, nous avions un entraînement commun avec les Gueuses de Pigalle, coaché donc par Aligator, Viking et Dark Pistol. Rdv 9h30 au gymnase, ça a sacrément piqué... Mais bon, on y va, dans la joie et la bonne humeur. Nous avons bossé différents exercices d'agilité et de murs, je vous ferai pas le détail, j'ai honnêtement pas tout retenu.

On a fini par un petit scrimmage des familles mixées avec les Gueuses, j'étais dans l'équipe noire. Bon, on a perdu. Chai plus de combien, c'est pas le plus important. Le plus important, c'est pourquoi on a perdu. On a perdu parce qu'on n'était pas ensemble. Plus je joue au derby, et plus je me rends compte d'une chose très importante dans tout sport d'équipe, mais que j'avais jamais pu vraiment expérimenter jusqu'à maintenant. L'esprit d'équipe et l'unité. Jouer ensemble. C'est une condition indispensable pour réussir un match et gagner. Mon Homme a l'expérience d'années de rugby et me l'a toujours dit. Je le savais, mais ça restait plutôt théorique. Là, c'était flagrant, ça m'a sauté à la figure.

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Genre là, on est éparpillées... (photo prise par l'Homme ;) )

En gros, nous avons passé presque toute la première mi-temps à trouver notre jeu toutes ensemble. On a eu beaucoup de mal à nous coordonner. Manque d'unité et de coordination = pas de mur, ou au moins trous dans le mur. Donc la jammeuse adverse passe vite, prend le lead, et gagne facilement des points. Moi qui suis pivot et qui arrive d'habitude facilement à me coordonner avec mes coéquipières même quand je les connais peu, là j'étais vraiment désorientée, parce que le jeu ne se mettait pas en place. Je ne saurai pas dire pourquoi : manque d'expérience des joueuses, manque de réflexe, mauvaise communication, l'équipe adverse qui a simplement réussi à nous empêcher de nous coordonner? Il faudrait pouvoir revoir des vidéos pour analyser. Tout ce que j'en retiens, c'est que tu peux être la meilleure joueuse du monde, si la coordination d'équipe n'est pas là, t'es personne. (en derby en tout cas). Même si je le savais, le vivre est marquant. J'y ai vraiment perdu tous mes repères, et c'était très très frustrant. Finalement, on a finit par se trouver entre nous, à trouver les filles avec qui ça tournait bien (Coucou Lulu :) ), et on a bien remonté en 2e mi temps. Pas assez pour gagner le scrimmage, mais peu importe. C'est finalement dans les défaites qu'on apprend le plus, car elles mettent en exergue nos défauts et nous forcent à sortir de notre zone de confort.

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Aux Tête Brûlées, j'avais expérimenté le match serré, et le stress que ça peut engendrer. C'était aussi ma première "vraie" défaite. De celles un peu amères (parce que serrée), qui te font apprendre l'humilité. (oui, je suis mauvaise perdante :D ). Là, j'ai appris ce que c'était un vrai jeu en équipe. Car oui, je n'avais jamais joué en équipe avant le derby. Et j'ai longtemps été persuadée que le jeu par équipe n'était pas pour moi (justement parce que, entre autre, j'étais une connasse mauvaise perdante). Mais en fait, ça n'a rien à voir. J'irai même jusqu'à vous citer du Descartes (petite minute culture, comme quoi mon année de Philo en terminale n'a pas été complètement vaine) "Il vaut mieux changer ses désirs plutôt que l'ordre du monde" (3e maxime du Discours de la Méthode). En l'occurrence ici, il vaut mieux apprendre à mettre sa fierté de côté que de vouloir changer l'ordre de l'équipe. (Ouais j'adapte librement la citation, ça n'a pas forcément de vrai lien, mais j'm'en fous :D #PhilosophePoubelle). Souvent dans les scrimmages que j'ai pu faire, la réaction c'était de compter le nombre de meufs dites "fortes" dans l'équipe adverse. Mais en fait, c'est con de réagir comme ça. D'autant plus que dans les faits, ça n'a jamais permis de conclure sur la vraie victoire, voir c'était même l'inverse. Non ce qui compte plus que jamais, c'est l'équipe, l'unité. Grosse grosse leçon pour moi.

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Coucou M. Descartes!

Bref. Sinon le week-end dernier j'ai pu assister au double header de la Boucherie de Paris, Delicatessen #2. Evènement particulier pour moi, parce que l'Homme, qui a commencé le derby en Septembre et a eu ses MS en Décembre, jouait son premier match avec la Panam Squad, face au Manneken Beast. Qu'il a superbement bien joué pour un premier match. Il était un peu perdu au début, mais a vite trouvé ses repères. Comme il est massif et lourd, c'était amusant de voir les adversaires tenter des assists sur lui, et les foirer à chaque fois, en ne le faisant pas bouger d'un millimètre. Huhu, il est comme moi, massif et stable, on est un vrai couple de gros :) L'avantage qu'il a c'est que lui, avec des années de rugby derrière lui, il a plus les réflexes de coordination, de placement, de jeu d'équipe justement, etc. Sans parler du fait que le contact, il s'en branle. Bref. Une réussite pour Monsieur <3

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Photo Copyright Vincent Micheletti

Et ensuite, La Boucherie de Paris versus les Bruxelles Derby Pixies. Gros match. Du beau derby, un match serré. Les Bouchères ont gagné 222 à 181. Chaque équipe avait ses qualités, mais encore une fois, les Bouchères ont gagné grâce à légère meilleure coordination et unité d'équipe. Globalement le niveau d'équipe était plus homogène chez les Bouchères, alors que quelques joueuses de Bruxelles avaient un niveau légèrement moins bon que l'ensemble, donc recyclait légèrement moins vite, tombaient un peu plus vite, etc. Ca et la justice implaquable des fautes... Dans un match aussi serré, ça suffit pour faire la différence. Par contre, la vraie qualité des Pixies par rapport aux Bouchères, c'est leur capacité à passer d'une stratégie de défense à une stratégie d'attaque. Les murs des Bouchères étaient béton, mais les Pixies avaient légèrement plus de réactivité dans l'attaque, j'ai trouvé. Quand je parle d'attaque, je ne parle pas (uniquement) de la jammeuse. Je parle de la capacité des bloqueuses à aider leur jammeuse à passer, pendant les quelques secondes où la jammeuse adverse fait son tour.

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Photo Copyright Orel Kichigai - Photography

Sinon, pour vous raconter un petit peu mon projet australien : nous partons mi-Mars. Les démissions et préavis sont posés, ... Il me tarde. Je n'aurai finalement jamais eu l'occasion de jouer un vrai match sous les couleurs des Banshees, mais bon... La Victorian Roller Derby League m'attend :) Je vous raconterai évidemment toutes mes aventures derbyesques downunder sur ce blog. Il me tarde, ça sera bootcamp à tous les entraînements! Je suis bien décidée à mettre à profit au maximum cette expérience. 

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11/12/2014

Têtes Brûlées, Téléthon, et Roller Derby World Cup

Ces dernières semaines ont été bien occupées… Deux « matchs » + un coccyx en moins, youpi !

D’abord, le 22 Novembre avec l’équipe régionale IdF des Têtes Brûlées, nous sommes parties à Clermont Ferrand affronter l’équipe régionale Rhône Alpes des Sales Gosses pour leur évènement Jam Stram Gram… C’était mon premier match « officiel » avec public, présentation des joueuses, etc etc. Bonne ambiance (malgré le cri de guerre « Nananananère » très agaçant des Sales Gosses :) ), nous étions 11 à les affronter, de quoi bien s’amuser et profiter à fond.

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En arrivant, on a pu assister à une partie du match des Auverniaks contre les Chambér’Hyène, c’était sympa à voir aussi. Les deux équipes sont « jeunes » mais ont du potentiel, de ce que j’ai pu en voir.

Nous jouions donc le 2e match de l’évènement. Un joli roster composé de Banshees, PRG, Psyko Quads. Un bon petit « melting pot » qui, malgré le fait que nous ne nous connaissions pas du tout, a pas mal tourné ! Le match a été serré tout le long, avec le « lead » sur le match qui est passé régulièrement des Sales Gosses à nous… Nous nous sommes finalement inclinées d’une 40aine de points je crois, la fin du match nous a fait défaut, la fatigue…

Sur un niveau plus personnel, après 4h de voiture j’avoue avoir eu les jambes un peu coupées, j’ai pas été au taquet tout le long du match… J’ai manqué de réactivité, c’était frustrant. J’ai eu du mal à tenir mes murs, mes hits étaient moins performants que d’habitude... Peut-être était-ce aussi parce que mes adversaires étaient meilleures ? Quoiqu’il en soit, c’était frustrant. Par contre, j’ai jammé 2 fois je crois, et j’ai réussi à avoir le lead une des 2 fois, j’ai callé mon jam avec un timing parfait, c’est déjà ça de pris… Mais bon, jammer c’est sympa de temps en temps, mais ce n’est pas mon rôle « principal » et je n’ai pas la volonté que ça le soit. Comme je l’ai déjà dit plusieurs fois : être jammer majoritaire c’est une pression à gérer, chaque erreur coûte, etc. C’est le cas aussi en bloqueuse, mais dans une moindre mesure. Et puis quand tu bloques tu mets en place des stratégies, t’es avec tes copines, bref… Je préfère.

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Ouaaaiiisss j'ai le leeeaaadddd (Coucou Pink Arsenik! :) ) - image copyright Fabien Lelu

Donc c’était un petit week-end clermontois bien sympa, les Sales Gosses, du peu qu’on a pu discuter avec elles, sont sympas, l’organisation de l’event était nickelle, et on a passé une bonne soirée. Bon la nuit au Formule 1 c’était un peu glauque, mais bon… C’était pas cher. Et puis j’ai pu jouer avec Soxx, Kill Belle, et Sam’U, c’est trop bien de jouer avec les copines ! (et c’est vachement plus sympa quand elles sont dans ton équipe…)

Ensuite, il y a deux semaines, j’étais à cheval, la jument a eu peur, demi tour, je vole, chute sur le coccyx. Ca fait donc 2 semaines que j’ai mal au cul, ce qui m’a empêchée de m’entraîner (greuh ><).

Malgré tout, samedi dernier il y avait un match mixé au profit du Téléthon chez nous (comme l’an dernier, souviens-toi) et j’ai décidé de jouer quand même malgré mon cul de travers. J’ai donc dû subir le crash pad moche, mais qui, quand même, m’a bien sauvé la vie. Une nouvelle fois, nous avions invité des copines de différentes équipes parisiennes. Nous étions donc mélangées PRG, Gueuses, Psyko, et Banshees. Et il y avait même une joueuse qui s’est déplacé depuis Caen ! Et puis niveau officiels, nous étions aussi gâtés : Dire Wolff (certifié WFTDA niveau 2, donc) est venu gentiment nous reffer.

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Je jouais dans l’équipe blanche, qui avait un goût de Têtes Brûlées, avec Kill Belle, Perfidy, Stubborn Joy… J’avais un peu peur pour mon cul au début, mais finalement, ça s’est bien passé. J’ai eu mal 2-3 fois, mais c’était de l’ordre de quelques secondes, le temps que le nerf se manifeste, on va dire. Globalement en tant que bloqueuse je me suis sentie plus à l’aise que pour les Sales Gosses, par contre niveau jam… La honte totale. J’ai jammé 2 fois, et sur les 2 fois, j’ai fait 3 fautes… Clockwise, back block, et blocking out of bounds… La première est une tentative de Eat The Baby ratée, j’ai voulu sortir la jammeuse adverse, sauf que je l’ai faite reculer sans faire exprès, et hop, clockwise dans ta face. Le 2e j’avoue ne pas trop avoir compris parce que pour moi j’ai tapé sur le côté sur une zone légale, m’enfin j’ai peut-être mal vu avec la vitesse… Et le dernier, c’était Blondie Carnage qui s’acharnait sur moi à vouloir me garder dehors, tel un petit taureau furieux. Au bout d’un moment j’en ai eu marre, j’ai répondu (réflexe de bloqueuse), elle est tombée, sauf que bah… Mes pieds étaient dehors, j’ai pas fait gaffe. Alleeeeez mange ta faute !

J’étais pas contente du tout du tout, du coup j’ai arrêté de jammer, au bout d’un moment faut arrêter les dégâts hein. Surtout que c’est ce genre de conneries qui donne des points gratos à l’équipe adverse (ce qui fut le cas ici). C’est ça d’avoir un jam ref super fort, ça te fait la bite. (vous me pardonnerez l’expression) Et tant mieux. Mais du coup, va falloir que je bosse tout ça, ça va pas du tout…

Malgré tout, l’ambiance de l’équipe blanche était bonne tout le long, on s’est vraiment bien marrées sans se prendre la tête. Merci à notre capitaine et notre Alternate (aka Kill Belle et Miss Gadin) d’avoir directement posé l’esprit dans ce sens, c’était vraiment cool.

 

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Le roster de l'équipe blanche :)

Au final, les équipes étaient plutôt équilibrées, du coup le score est resté serré tout le long. Mais malgré mes points offerts à l’équipe adverse, on a gagné, je sais plus de combien, 134-155 je crois, un truc comme ça.

La soirée a été une réussite, et franchement, vivement l’an prochain ! (enfin si j’ai l’argent pour revenir en France à temps...)

Pendant ce temps, ce week-end se déroulait la Word Cup. On l’attendait depuis un an et demi, elle est enfin là. Pendant notre match Téléthon, la France jouait contre l’Argentine. Le speaker qui était venu gentiment pour l’occasion (Fred, speaker officiel des Lutèces Destroyeuses), a fait une description en direct du match de la Team France en même temps qu’il commentait notre match. Déception quand on a su qu’elles avaient perdu… J’étais persuadée que les Argentines étaient largement prenables. N’ayant pas vu le match j’aurai aimé savoir pourquoi ça n’a pas marché… M’enfin ça n’empêche qu’elles ont super bien joué tout le long, et n’ont pas à rougir de leurs performances.

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Et dimanche, avec Purple Ta Race qui squattait chez moi pour le w-e, on s’est offert le pass du dimanche pour voir les demi-finales. J’ai été bluffée par la défense incroyable des Australiennes, en particulier Calamity Maim qui m’a impressionnée par ses qualités de bloqueuse, elle était PARTOUT. Sachant qu’elle fait partie de la Victorian Roller Derby League, soit la ligue que je souhaite intégrer quand je serai en Australie, il me taaarde encore plus d’y être ! ;) Elles ont réussi à battre aussi les canadiennes pour terminer 3e du championnat, chapeau.

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Premier marquage de point des Australiennes face aux américaines...
Petit oiseau si tu n'as pas d'aile...

On a pu aussi admirer les "jeunes" joueuses de la Junior Roller Derby Association, où une petite française a pu jouer (Capucine - je mets pas son nom entier au cas où, et je connais pas son derby name). J'avais déjà vu son nom passer plusieurs fois, elle joue à Lorient si je me trompe pas. Et bon. On peut être rassuré, la relève du roller derby en France est sacrément assurée... Parce qu'elle a bien joué la "petite"! (qui me foutrait probablement une raclée en vrai, admettons-le) Et d'ailleurs, c'est la relève du Roller Derby en général qui est sacrément assurée, parce que les p'tites jeunes là, elles étaient super fortes, et avaient largement leur place à cette coupe du monde!

Les Anglaises quant à elles ont brillé comme d’habitude. Les Canadiennes ont repris du poil de la bête depuis le SuperBrawl (souviens-toi), mais malgré tout n’ont pas réussi à gagner. Je n’ai par contre par vu la finale Angleterre-USA, qui apparemment était épique… Les Anglaises ont perdu mais ont réussi à garder un écart de 100 points avec les Américaines, soit le score le plus serré de tout le tournoi… (A savoir que les Américaines ont gagné un match 854 à 6 contre la Norvège … Violence du score…)

Et surtout, surtout. Cette World Cup a marqué la fin de carrière de deux grandes joueuses, à savoir Smack Daddy de l’équipe du Canada, et Kamikaze Kitten, de l'équipe d'Angleterre mais aussi des London Rollergirls. Qui a signé un tout dernier jam incroyable face aux Américaines.

Une page se tourne…