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28/02/2014

Bootcamp et Schyzophrénie

Le week-end dernier, nous avons fait un petit bootcamp "privé", organisé par les copines des Nasty (qui sont un peu comme des soeurs ou des BFF maintenant à force ^^). C'était le Beauty And The Beast bootcamp, coaché par BarbieRouste de la Boucherie de Paris, et Cap'tain Wynn des Panam Squads.

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On a fait pleins d'exercices de bloqueuses le samedi après-midi : bloquages, hits, sortir la jammeuse, tenir un mur, etc etc. C'était bien de faire ça parce que ça a permis de revoir les bases. En plus perso j'ai vraiment besoin de bosser mes des hits pour qu'ils soient efficaces, et à bosser à sortir correctement une jammeuse... Sans sortir avec. Clairement il reste du boulot, mais c'est toujours un kiff de pouvoir bosser ça. Plus on le travaille, plus on arrive à faire des trucs biens...

Le dimanche matin, au tour des jammeuses : agilité, freinages, passage de murs, etc. Sur un des ateliers d'agilité, on devait courir sur les stoppers. J'me suis vautrée violemment sur le cul, ça a bien résonné dans tout le dos, et ça a tiré sur l'épaule... Bref, j'ai eu bien mal, et le muscle de l'épaule a crié au secours... Mais il a tenu, merci entre autre à Liberty pour sa super pommade, à Alzheim Hurt pour son autre pommade, et à Queen B-Atch pour ses pilules magiques (oui, je me dope). 

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Malheureusement notre chère Le K n'a pas eu autant de chance et après s'est plainte plusieurs fois de la fatigue sans s'arrêter malgré tout, a finit par faire une mauvaise chute et y a perdu sa malléole :( Ca jette un froid et rappelle les bases : ne pas trop tirer quand on est fatigué... On s'en est toutes voulues de pas l'avoir forcée à s'arrêter. Mais bon, ça fait partie du sport, et j'ai bien l'impression que c'est pas ça qui va l'arrêter... ;)

Ensuite, on a eu droit à une p'tite révision de règles et des tactique en début d'aprèm : travail de pack, ponts, assist, etc. Les assist sont très importants, parce que ça change un peu tout, surtout en cas de power jam. On l'a appliqué dans le scrimmage ensuite, et ça a marché du tonnerre! (enfin contre des joueuses de notre niveau quoi...)

Et en fin d'aprèm le dimanche, on a finit sur un scrimmage! La blessure de Le K nous ayant un peu refoirdies, et étant bien fatiguées toutes, on a fini par décider de ne faire deux périodes de 20 minutes au lieu de 30...

(Oui, j'avoue, à un moment j'me suis écroulée en sanglots parce que j'ai fait une chute qui a tiré sur mon épaule et ça allié au fait que j'avais l'impression d'arriver à rien, j'ai un peu craqué... Honte...)

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Avec Lil Tornad et Peter Punisher, nous étions dans l'équipe blanche, avec Liberty Cure Duncan (Gueuses), Guillotine (Bouchères), et quelques autres (pardon, j'ai pas retenu tous les noms :( ). Chacune des équipes était renforcée par un mec des Panams, chez nous c'était Wasabi Punch (je crois), je me souviens plus du nom de celui qui a aidé les Noires. En voyant qu'elles étaient 11 contre 10 chez nous, qu'il y avait Dolly Prane, Baston la Garce, Louise Bitch'hell, QUeen B-Atch notamment dans l'autre équipe, malgré que les équipes étaient normalement équilibrées, avec Lil Tornad on se dit "bon bah on n'est pas dans la merde". Et puis bon, après tout, on s'en fout, c'est un scrimmage, on est là pour mettre en place ce qu'on a appris, on joue pas notre vie.

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Cap'tain Wynn était notre bench, et on se démerdait toutes seules comme des grandes pour faire les lignes. On s'est marrées, on a assisté comme on a pu, Cap'tain Wynn nous a calmées (on est là pour s'amuser!), on a fait pleins de fautes (bouuuuuhhh), on a galéré, mais au final, out of nowhere, on a gagné. De 80 points. On s'en fout un peu du résultat, vu que le but d'un scrimmage de fin de bootcamp est d'appliquer ce qu'on a appris, mais l'écart nous a vraiment surpris, du fait qu'on n'a pas franchement senti de gros écart de niveau dans le jeu. je ne m'explique toujours pas ce résultat... Plus de points gagnés dans les power jam? des murs qui tenaient une chouille mieux? Aucune idée. Les coach aidaient pareil, les niveaux étaient similaires, elles étaient plus nombreuses. En plus, on a foiré pleins de choses : les bridges, on a fait beaucoup (trop) de fautes, etc... Et moi qui jamme jamais (et qui suis mauvaise en jammeuse), j'ai même jammé pour le fun, vu qu'on tournait dans les rôles! Clairement pas un avantage, même si j'ai quand même gagné quelques points! (Bon ok, les deux fois j'étais en power jam, ça aide, forcément...) bref, je ne comprends pas du tout. Comme quoi des fois, ça se joue à pas grand chose... 

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Par contre, un truc : j'avais jamais entendu parler de l'effet secondaire du scrimmage ou du match... Je suis prise par une espèce de schyzophrénie. Je deviens réellement une deuxième personne, une espèce de sauvageonne ultra vénère, je grogne quand je me fais envoyer en prison, je fais que crier quand je joue (bon du coup je suis pivot, autant utiliser ma voix qui porte de façon constructive), je hite de toutes mes forces, j'ai l'adrénaline au maximum, je ne ressens plus la douleur ni la fatigue, bref, je me transforme en Hulk féminine sur des patins.

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Dégoûtée (et abattue) (et navrée de moi-même) d'avoir encore fait une faute et de partir en P Box...

photo by Louis Guilbault

A force de patiner, j'ai appris à grogner discrètement et pas (trop) répondre aux refs, mais bordel, normalement même si j'ai un sale caractère, je suis relativement sympa, j'ai le sourire, je me marre, bref, je suis supportable quoi! Mais là, hop, dès qu'on commence à jouer, BIM, mon deuxième moi prend le dessus. Je ne comprends pas, je ne maitrise pas, rien. Je rigole plus, j'ai la haine, je veux me battre, j'arrive sur le track le couteau entre les dents et la rage au ventre. Je crois même avoir créé une grosse incompréhension chez Cap'tain Wynne, tellement cette espèce d'agressivité latente se révèle d'un coup. Je remercie mes coéquipières pour leur patience face à l'espèce de furie que je deviens... Je suis pas sûre que je me supporterai moi-même!

Quoiqu'il en soit, super bootcamp, on a encore appris pleins de trucs, une super ambiance, les coachs étaient au top, bref, j'en redemande!!! Merci les nasty, merci les Coachs, et merci aux officials d'avoir fait le déplacement pour le scrimmage :)

Par contre, après un bootcamp, faudrait vraiment avoir un jour de congé en plus...

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Faudrait avoir plus souvent des coach avec une chemise à jabots et un diadème... 

photo by Louis Guilbault

16/02/2014

Derbyversaire et SuperBrawl

Voilà. Ca fait un an. Un an que je traîne ma couenne sur des quads, que j'ai redécouvert le plaisir de la glisse urbaine (moi qui aimait déjà la glisse montagnarde et la glisse sur la houle). Un an que ma vie a été chamboulée de fond en comble... Et j'y ai découvert, en vrac :

  • Une nouvelle façon de dépenser mon argent (fringues, équipement, etc)
  • Comment se faire des dizaines de bleus
  • Comment freiner en patins à roulettes (un mystère depuis ma plus tendre enfance)
  • ce que sont des MS
  • Pleins de nouvelles copines
  • Des ligues
  • Des scrimmages
  • Des bootcamp
  • Un monde Rock'N'Roll
  • Du rêve en barres

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J'ai aussi re découvert le monde des filles, les ragots les machins... Bon, ça, ça a jamais trop été mon truc et ça l'est toujours pas. Mais j'essaie de faire en sorte que ça ne prenne pas le dessus sur le kiff et de pas me laisser "embarquer" dedans. (pas toujours évident, mais bon.)

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Au mois de Janvier, j'ai eu un petit moment "off". Mais c'est revenu. Et pour "fêter" cette année entière de Roller Derby, hier j'étais au SuperBrawl. Et là, le rêve est revenu. Puissance 5 MILLIONS. J'ai des putains d'étoiles dans les yeux un truc de fou.

La Team England a survolé l'ensemble de ses deux matchs. Leurs murs sont impassables, elles recyclent à une vitesse hallucinantes, elles ont toutes une agilité et une vitesse dans leurs patins assez folle. Elles ont une force physique de malade, et surtout, surtout : elles travaillent en équipe. La coordination, les réflexes, tout était là. C'était juste FOU, incroyable, j'aurai voulu pouvoir tout enregistrer, les kidnapper pour voler toutes leurs connaissances, toutes les "skills", et être COMME ELLES.

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Ma réaction quand je regarde les matchs

Ca vaut aussi pour les Canadiennes, qui en plus d'avoir les mêmes qualités, étaient MASTOQUES. Autant dire que les Françaises avaient l'air de crevettes face à elles...

Le match Canada VS England était fou, incroyable à regarder, chaque seconde aurait nécessité un ralenti pour apprendre et analyser les stratégies, la qualité du patinage, etc. Les Canadiennes ont perdu simplement parce que par rapport aux Anglaises, elles ont fait beaucoup (énormément) de fautes. Les jammeuses se surpassaient d'agilité sur leurs patins. Kamikaze Kitten, Rogue Runner, BIM BIM BIM. Imbattables, incroyables, bref, j'ai pas de mot assez fort pour décrire à quel point les meufs sont hallucinantes sur leurs patins, elles ne tombent PAS.

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Les Françaises, quant à elles, ont fait ce qu'elles ont pu. Elles ont beau être les plus fortes françaises (ou supposées comme telles), le niveau était clairement pas le même. Un gouffre les séparaient. Manque de coordination, manque d'endurance, de réflexes, de force physique, de réactivité. A cause de la différence de niveau, elles ont fait énormément de fautes, beaucoup trop, reflétant assez peu la réalité de leur niveau de derby.

Même la (légendaire) Kozmic Bruise a galéré à traverser les packs (elle paraissait minuscule face aux autres joueuses... Et son agilité sur ses patins n'a pas suffit) et a même perdu une cheville sur la fin. (en espérant qu'elle se remette vite :'( ). Pepe Le Punch, malgré toute la volonté du monde, a été celle qui a le plus galéré à traverser les murs... Certains jams ont été un enfer pour elle, j'ai tellement compatis. Par contre, Cash Pistache et Vivla sont celles qui s'en sont mieux sorties. C'est triste à dire, mais Vivla était la seule à avoir à peu près un niveau similaire aux équipes adverses. Niveau bloqueuses, Dur As hell et Meryl Strip Her ont été celles qui m'ont fait le plus rêver à réussir à sortir de jolies choses. Dur As Hell a réussi à dégager un pack entier de blockeuses anglaises pour laisser passer Kozmic, c'était magnifique. Meryl était égale à elle-même, bons blocks positionnels, bon recyclage.

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Team spirit Forever!

Les scores sont sans appel :

  • Team France - Team England : 54 - 385
  • Team England - Team Canada : 259 - 145
  • Team Canada - Team France : 470 - 96

Malgré tout, les Françaises ont gardé le sourire tout le long. J'ai trouvé ça beau. Elles ont beaucoup de chemin, mais elles gardent la foi, elles ont kiffé, et c'est le plus important. Et puis elles ont un long chemin, mais elles ont dû énormément apprendre, et c'est pour elles, je l'espère, une motivation de plus pour s'entraîner. Elles peuvent faire ce qu'ont fait les autres équipes hier. Vraiment. Il y a eu quelques belles actions qui sont les prémisses d'un bel avenir.

Et sinon, bordel, j'ai touché la main de KAMIKAZE KITTEN! #groupie et de Rogue Runner! et de Shaolynn Scarlett! Et de Kid Block! Et de ... bon ok j'arrête. Mais je peux mourir tranquille à présent.

Cette journée m'a redonnée une foi énorme, j'ai tellement bouffé du rêve en barre pendant une journée. J'ai envie de tout refaire, de faire tout comme elles, de patiner, patiner, patiner toujours patiner, j'ai presque l'impression d'être de retour y'a un an au début du derby. La passion est encore là, finalement. Je veux faire avec les copines ce que font les filles de la Team England. Reproduire leurs murs, leurs blocks, TOUT.

Sur ce, je retourne rêver que je suis Shaolynn Scarlett.

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Coeur avec les mains

PS : au fait, j'ai pris quelques photos du SuperBrawl... elles sont par ici :

Team France VS Team England

Team England VS Team Canada

Team Canada VS Team France

 

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23/01/2014

Down

J'ai longtemps hésité à rédiger cette note, d'ailleurs quand je l'écris là tout de suite, je ne suis même pas encore sûre de la publier. je m'excuse par avance auprès de toutes celles et ceux qui considéreront ce billet égoîste et foutage de gueule. J'extériorise dans ce billet tout ce que je n'arrive pas à dire à l'oral, justement par peur qu'on me dise "nan mais ta gueule meuf, tu dis de la merde". Je réalise que ce que j'extériorise là n'est franchement pas important. Probablement juste une passade. C'est pour ça d'ailleurs que j'ai pas envie de soûler les gens avec et que je n'en parle pas. Mais à force d'intérioriser ça pourrit cette merde. Donc voilà, tel un gros rot que t'as en travers, je le sors. Better out than in, comme dirait l'autre.

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Usuellement un blog reste général. Jusque là vous racontais mes péripéties de derby, et vous inquiétez pas je vais pas me mettre à vous raconter ma vie privée. Mais jusqu'à présent j'étais plutôt restée dans le derby love. Je passe dans le derby doute. Ca va bientôt faire un an que je fais du derby (le 1er février, en gros.) Le début était ultra magique : grosse nouveauté dans ma vie, je me sentais invincible, c'était ZE sport que j'avais un peu attendu toute ma vie. Trop putain de Bad-Ass, trop putain de Rock'N'Roll. J'étais à fond, l' "esprit derby" m'a prise dès le début, et m'a d'ailleurs amenée à re-blogguer, chose que je n'avais pas fait depuis plusieurs années. Licornes, arc-en-ciel, tout ça tout ça.

J'ai commencé timidement, puis j'ai découvert le derby love avec mes coéquipières. Grosse claque, en bien. L'addiction était là, je pouvais plus lâcher.

Puis j'ai découvert l'envers du décor, le monde des meufs, celui des embrouilles et tout. Une autre claque dans ma gueule, négative celle-là. Ascenseur émotionnel quoi. Une cission plus tard, des mois d'été à patiner dans la rue, j'étais regonflée à block. La rentrée revient, je repars plus motivée que jamais, parce que bordel de merde, j'vais pas m'arrêter de kiffer pour des embrouilles de meufs qui, en soi, me concernent même pas directement. Let's go apeshit again. Remontée à block donc, je suis repartie sur le track avec les copines, j'ai progressé, j'ai bootcampé, j'ai scrimmé, j'ai putain de kiffé ma putain de race. De Septembre à Novembre, grosse progression, j'me sentais bien dans mes patins, j'avais bouffé du lion. Puis en Décembre, grosse baisse de régime : fatigue, le corps qui commence à lâcher, le moral qui s'écroule, j'ai dû me calmer. Plus de progression. God Damn it, comme on dit. 

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Forcée au repos, j'ai beaucoup moins patiné en décembre, et pas patiné du tout pendant les vacances... Finalement ça m'a pas fait de mal de (re) voir autre chose, rien qu'en termes de moral... bref.

Ce mois de Janvier revient, et je sais pas. Y'a comme quelque chose de cassé. C'est comme si je pouvais pas tout faire : je refais des progrès à cheval et recommence à apprendre des trucs (chose qui n'était pas arrivée depuis plusieurs années), mais voilà, au derby, j'ai cette sensation de stagner. Mes hits continuent d'être inefficaces, y'a des trucs que j'arrive pas à passer depuis des mois, j'ai l'impression d'avoir perdu des réflexes que j'avais en Novembre, ma sensation d'être pas trop mauvaise pivot est partie, j'me sens juste nulle, nulle, nulle, et re-nulle et archi nulle. Depuis début janvier, j'ai fait 2 grosses chutes où j'ai entendu crack crack dans mon corps. Rien de cassé, j'devrai retourner chez l'osthéo, mais j'ai l'impression d'y aller tout le temps... Mais c'est comme si mon corps me disait "bon, maintenant t'arrête tes conneries". Comme si ça y est, j'étais arrivée à mes limites. T'as atteint le maximum que tu pouvais faire, allez tchao bye bye.

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Et le paradoxe est là : J'ai une partie de moi qui me dit "non mais c'est bon là, arrête de faire ta Caliméro de merde, bouge ton fion, la progression c'est pas une ligne droite, t'as assez fait de sport tout au long de ta vie pour le savoir". Je viens de gagner (chez les femmes) la compèt de ski du boulot, et j'me suis classée 10e sur 168 au classement général (incluant les mecs). Je suis putain de fière, même si la gagnante usuelle est tombée, ce qui enlève un peu de goût à ma victoire, mais bon. Il n'en reste pas moins qu'au classement général, j'ai pris entre 10 et 15 places par rapport aux autres années, preuve que j'ai quand même progressé. J'aurai jamais cru, moi qui à 14 ans avait atteint mes limites au ski (j'allais trop vite, personne me suivait à l'époque - j'étais un peu pétée du casque... et j'ai pris quelques grosses gamelles avec d'ailleurs.) Du coup, je m'étais mise au snowboard, en entretenant le ski un peu mais sans plus. Et là d'un coup, ptain, j'ai mon niveau d'il y a 10 ans (merci le derby) (10 ANS BORDEL JE SUIS VIEILLE et je dis 10 ans en arrondissant à la dizaine inférieure...). Bref. Comme quoi rien n'est impossible. Et pourtant.

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Et pourtant il y a l'autre partie de moi. Celle qui doute, qui baisse les bras, qui se dit "est-ce que tout ça vaut vraiment le coup". Et le pire, c'est que tout ça vient de moi-même, hein. Ma petite tête qui tourne parfois pas très rond, moi-même je sais pas tellement me l'expliquer. Et mes coéquipières n'ont rien à se reprocher. Tout vient de moi. Je veux avancer. Je suis pas de celles qui acceptent la défaite. Et là, ma défaite, bah, c'est moi-même. C'est mon corps, mon souffle, mon mental qui lâchent. Il faut dire que voilà, si je pouvais être d'un coup aussi forte que les meufs des Gotham, ça serait le top quoi. Mais bon, ça demande du boulot. C'est juste que j'ai l'impression que cet espèce de niveau que je me suis mise comme objectif à atteindre (qui est pas tellement défini finalement d'ailleurs hein mais bref), il me semble d'un coup inatteignable. J'ai l'impression que je suis condamnée à ne jamais faire de vrai match, à ne jamais être "forte" en derby. Que je suis condamnée à être moyenne. Bref, je réfléchis trop. C'est irrationnel, bien évidemment. Mais c'est mon ressenti. Et soyons honnête, ça fait quand même bien chier.

Mais même si j'ai une baisse de morale, je continue. Parce que je m'en voudrai encore plus d'avoir arrêté.

Et puis bon. Ca ira mieux demain. Ou dans une semaine. Ou dans un mois. Bref, ça va passer quoi. Et je fêterai mes un an de derby pleine de love et de licornes et d'arc en ciel. I'll go apeshit again.

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PS : Et désolée pour tout ça. C'est égoiste, et sûrement pas réaliste. Please don't hate me. J'avais besoin.