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13/04/2014

On avance, et c'est que le début...

Ces deux derniers week-end, mes coéquipières et moi-même avons eu deux scrimmages. Un contre les PRG sans-Culotte "nouvelle génération", et un contre les Lutèces B les Petites Frappes. Un sacré morceau à chaque fois, on faisait pas les malignes. Mais après tout, c'est comme ça qu'on avance... Donc on est parties le couteau entre les dents et la rage au ventre.

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La bagaaaarre!

Tout d'abord, le scrimmage contre les PRG Sans Culotte. On avait un sol particulièrement pourri... Tant pis, on a de quoi jouer, c'est le plus important. En outre, pour l'occasion, j'étais capitaine. La pressiooonnn. Nous étions complétées de 4 joueuses Nasty : Baston La Garce, Louise Bitch'hell, Bidule Dozer et Shadow Blinky. Le point positif, c'est qu'on est maintenant quasiment une vraie équipe : on se coordonne bien, on commence à bien se connaître, les réflexes se mettent en place, ça fait plaisir à voir... et à jouer! Mais on a fait quand même de grosses erreurs. Beaucoup de fautes : elbows, clockwise, etc... Des ponts foireux voir inexistants, bref, y'a du boulot. mais c'était un scrimmage fait encore une fois dans la bonne ambiance, contre les copines, et qui s'est terminé par un goûter au soleil, bref, le kiff quoi.

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Oui, on est toutes un peu comme ça quand on part en P Box...

 

Mais on a aussi fait de bonnes choses. On a progressé depuis Novembre, et ça fait bien plaisir! Quand au rôle de capitaine, je l'avais pris à coeur : j'ai pris le temps de relire toutes les règles pour l'occasion. Ca m'a occupé, et pour celles qui doutent : c'est TRES utile. Je les avais pas relues complètement depuis que j'avais passé mes MS y'a un an, et franchement, c'était très utile et très instructif. Au delà du rôle de capitaine que j'ai pris le temps d'étudier en détail, relire les règles avec une bonne expérience de match (à la fois en spectatrice et en joueuse) permet de redécouvrir PLEIN de choses. Certaines situations de match s'expliquent, d'autres viennent encore à l'esprit, et le jeu devient encore plus intéressant...  Pour ce qui est de la partie capitaine en soi : c'est un rôle important, car on est en charge du comportement de l'équipe. Les principales fautes qui peuvent être prises par le capitaine sont des fautes de comportement des joueuses de l'équipe. Le capitaine est en charge du "fair-play" des joueuses de l'équipe. Une chose aussi : le capitaine Meeting est très instructif, d'autant plus que là c'est Crapule qui était Alternate en face et elle a donc posé pleins de questions... Ca permet de voir les questions à poser, et pourquoi on fait un capitaine meeting : comprendre auprès des refs les "limites" de ceux-ci : par exemple, comment ils sifflent les cutting exactement (un patin dehors? Un bout de roue qui dépasse?, etc.) Je me suis surprise à être très posée dans ce rôle : je ne m'énerve plus sur le track. Je grogne quand je prend une faute, mais je ne me rebiffe plus, je pars en prison sans broncher. Et je suis restée calme tout le long. Je me suis vraiment surprise moi-même, et j'avoue être très contente d'arriver enfin à canaliser mon énergie sur le track. Peut-être est-ce que c'est parce que je suis avec mes coéquipières et que ça me rassure? Je sais pas... En tout cas, j'ai aimé ce rôle de capitaine.

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Dédicace à Ernie D-S-Kull pour la référence... <3 

Hier, c'était contre les Lutèces B. On a pu s'entraîner mercredi sur les ponts et les timings de blocks avec Cap'taine Wynne, coach d'un soir. (qu'on remercie d'avoir pu venir) Et ça s'est senti hier : nos ponts étaient mieux placés et nos blocks aussi. On s'inquiétait quand au fait que cette fois ce serait des refs expérimentés, et qu'on risquait de prendre cher en termes de fautes... Mais finalement, non! Soulagement : on n'en a pas eues tant que ça. Le scrimmage contre les PRG a payé, on a fait bien plus gaffe. J'ai pris un elbow et deux failures to reform, et même si on n'était pas propres c'était pas la cata. Par contre, nos murs ne tenaient pas aussi bien, c'était frustrant... Le roster n'était pas tout à fait le même, on avait quelques débutantes qui jouaient pour l'occasion, et ça s'est ressenti. Nous les "anciennes" n'avons pas su gérer correctement les différences de niveau dans les murs. Je m'en veux un peu en tant que pivot de ne pas avoir su mieux "transmettre" les infos : j'ai pris 2 failure to reform parce que les joueuses dans le mur n'avaient pas reformé assez vite, alors que je savais qu'il fallait vraiment sprinter clairement. (les nouvelles règles imposent que quand tu es à l'arrière du pack et qu'un no pack est sifflé, tu dois "sprinter" jusqu'au pack, celles en avant ne devant que s'arrêter... Certaines n'ont pas encore le réflexe de sprinter quand elles sont à l'arrière.) On a tenté plusieurs stratégies : certaines ont réussi, d'autres non. On va devoir vraiment bosser tout ça... Bref. En tout cas, les lutèces se sont sacrément battues, c'était bien : ça nous a mis en défaut et nous a forcé à réfléchir. J'adore que ça se passe comme ça! Surtout quand les filles en face sont cools ^^ Petite séquence émotion cependant : Baston La Garce et Louise Bitch-Hell, les deux Nasty avec qui nous avons le plus joué, s'envolent vers d'autres cieux et ne joueront plus avec nous... Et je vais vous le dire clairement : elles vont grave nous (me) manquer. Elles feront toujours un peu parti de l'équipe... Ca sera vraiment plus pareil sans elles.

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Paye tes winneuses :D

Du point de vue purement personnel, je suis plutôt contente : j'arrive enfin à rester calme et sereine sur un track. Au bout d'un an et demi, c'était pas du luxe; et va falloir faire en sorte que ça tienne. Je suis pas à l'abris d'un pétage de câble dans un moment de détresse... Mais bon. Je me jette de moins en moins pour hitter, et je commence à arriver à faire des fentes présentables. Reste encore le timing qui reste parfois hasardeux. J'ai aussi encore du mal à sortir proprement des jammeuses, même si j'ai réussi à caller 2-3 trucs sympas. Il faudrait que ça soit plus régulier... Aussi, faire attention aux clockwise : je fais de plus en plus de block en face à face parce que je suis bien à l'aise, mais le risque c'est le clockwise et j'en ai fait un bien dégueu contre les PRG, vraiment tout le monde l'a vu, je sais même pas comment j'ai pas pu me faire siffler là dessus! Bref, à bosser aussi quoi. Par contre, une chose : j'ai jammé une fois dans chaque scrimmage, et la conclusion est une fois de plus sans appel : je suis vraiment une daube à ce poste :D J'arrive à pas trop déconner quand on me fait un star pass, mais alors prendre le lead je sais pas faire lol Je comprends pas pourquoi les gens insistent à m'y mettre...

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Au moins ça fait des jolies photos, à défaut de faire de bons résultats...

Aujourd'hui, je suis allée voir le Sacré Track : j'ai raté le premier match Gueuses VS Succubes parce qu'avec Stubborn Joy on est arrivées en retard et c'était complet... On n'a pu voir la fin que de loin, et assister à la mauvaise chute de Lilith Spirit dans les 10 dernières secondes... Grosse pensée pour elle, elle a gagné un beau voyage en ambulance avec de beaux pompiers, et probablement un joli plâtre avec... On n'a pu rentrer que pour le 2e match Panam B VS Les Cerbères... un beau match! Notre super coach Aligator jouait pour l'occasion, c'était sympa de le voir un peu jouer! :)) Ils ont gagné, mais c'était tendu... Ils ont gagné surtout grâce au physique qui a mieux tenu que les Cerbères sur la fin, et grâce aux Cerbères qui ont fait bien trop de fautes! Ce qui est très souvent la cause majeur des défaites d'une équipe... De voir les Panams jouer, ça a permis de aussi se rappeler de quelques stratégies qu'on n'a pas su ou pensé à mettre en place, de voir comment elles marchent, bref, de comprendre nos erreurs... regarder les autres, ça aide vachement pour apprendre... Et ça faut jamais l'oublier! :)

Bref, conclusion : y'a du boulot, mais l'esprit est positif, on a la gagne, on a la hargne, on va en chier pour progresser, encore et encore!

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Avec nos jolis mailloooooots (y'a la même photo en mode bordel, mais j'ai trop une tête de mongole pour la mettre ici... J'assume mais pas tant en fait lol)

PS : Sinon, c'est marrant, à force de croiser les gens tu les reconnais aux évènements comme ça... Et moi j'ose jamais aller dire bonjour, j'ai toujours peur qu'on me fasse "Euh, mais qui es-tu?" ... Du coup si par hasard les gens me reconnaissent aussi bah je passe pour une connasse qui dit pas bonjour... Donc je présente mes excuses à ceux à qui j'aurai pu éventuellement foutre des vents, promis je suis pas un snob :D

28/02/2014

Bootcamp et Schyzophrénie

Le week-end dernier, nous avons fait un petit bootcamp "privé", organisé par les copines des Nasty (qui sont un peu comme des soeurs ou des BFF maintenant à force ^^). C'était le Beauty And The Beast bootcamp, coaché par BarbieRouste de la Boucherie de Paris, et Cap'tain Wynn des Panam Squads.

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On a fait pleins d'exercices de bloqueuses le samedi après-midi : bloquages, hits, sortir la jammeuse, tenir un mur, etc etc. C'était bien de faire ça parce que ça a permis de revoir les bases. En plus perso j'ai vraiment besoin de bosser mes des hits pour qu'ils soient efficaces, et à bosser à sortir correctement une jammeuse... Sans sortir avec. Clairement il reste du boulot, mais c'est toujours un kiff de pouvoir bosser ça. Plus on le travaille, plus on arrive à faire des trucs biens...

Le dimanche matin, au tour des jammeuses : agilité, freinages, passage de murs, etc. Sur un des ateliers d'agilité, on devait courir sur les stoppers. J'me suis vautrée violemment sur le cul, ça a bien résonné dans tout le dos, et ça a tiré sur l'épaule... Bref, j'ai eu bien mal, et le muscle de l'épaule a crié au secours... Mais il a tenu, merci entre autre à Liberty pour sa super pommade, à Alzheim Hurt pour son autre pommade, et à Queen B-Atch pour ses pilules magiques (oui, je me dope). 

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Malheureusement notre chère Le K n'a pas eu autant de chance et après s'est plainte plusieurs fois de la fatigue sans s'arrêter malgré tout, a finit par faire une mauvaise chute et y a perdu sa malléole :( Ca jette un froid et rappelle les bases : ne pas trop tirer quand on est fatigué... On s'en est toutes voulues de pas l'avoir forcée à s'arrêter. Mais bon, ça fait partie du sport, et j'ai bien l'impression que c'est pas ça qui va l'arrêter... ;)

Ensuite, on a eu droit à une p'tite révision de règles et des tactique en début d'aprèm : travail de pack, ponts, assist, etc. Les assist sont très importants, parce que ça change un peu tout, surtout en cas de power jam. On l'a appliqué dans le scrimmage ensuite, et ça a marché du tonnerre! (enfin contre des joueuses de notre niveau quoi...)

Et en fin d'aprèm le dimanche, on a finit sur un scrimmage! La blessure de Le K nous ayant un peu refoirdies, et étant bien fatiguées toutes, on a fini par décider de ne faire deux périodes de 20 minutes au lieu de 30...

(Oui, j'avoue, à un moment j'me suis écroulée en sanglots parce que j'ai fait une chute qui a tiré sur mon épaule et ça allié au fait que j'avais l'impression d'arriver à rien, j'ai un peu craqué... Honte...)

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Avec Lil Tornad et Peter Punisher, nous étions dans l'équipe blanche, avec Liberty Cure Duncan (Gueuses), Guillotine (Bouchères), et quelques autres (pardon, j'ai pas retenu tous les noms :( ). Chacune des équipes était renforcée par un mec des Panams, chez nous c'était Wasabi Punch (je crois), je me souviens plus du nom de celui qui a aidé les Noires. En voyant qu'elles étaient 11 contre 10 chez nous, qu'il y avait Dolly Prane, Baston la Garce, Louise Bitch'hell, QUeen B-Atch notamment dans l'autre équipe, malgré que les équipes étaient normalement équilibrées, avec Lil Tornad on se dit "bon bah on n'est pas dans la merde". Et puis bon, après tout, on s'en fout, c'est un scrimmage, on est là pour mettre en place ce qu'on a appris, on joue pas notre vie.

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Cap'tain Wynn était notre bench, et on se démerdait toutes seules comme des grandes pour faire les lignes. On s'est marrées, on a assisté comme on a pu, Cap'tain Wynn nous a calmées (on est là pour s'amuser!), on a fait pleins de fautes (bouuuuuhhh), on a galéré, mais au final, out of nowhere, on a gagné. De 80 points. On s'en fout un peu du résultat, vu que le but d'un scrimmage de fin de bootcamp est d'appliquer ce qu'on a appris, mais l'écart nous a vraiment surpris, du fait qu'on n'a pas franchement senti de gros écart de niveau dans le jeu. je ne m'explique toujours pas ce résultat... Plus de points gagnés dans les power jam? des murs qui tenaient une chouille mieux? Aucune idée. Les coach aidaient pareil, les niveaux étaient similaires, elles étaient plus nombreuses. En plus, on a foiré pleins de choses : les bridges, on a fait beaucoup (trop) de fautes, etc... Et moi qui jamme jamais (et qui suis mauvaise en jammeuse), j'ai même jammé pour le fun, vu qu'on tournait dans les rôles! Clairement pas un avantage, même si j'ai quand même gagné quelques points! (Bon ok, les deux fois j'étais en power jam, ça aide, forcément...) bref, je ne comprends pas du tout. Comme quoi des fois, ça se joue à pas grand chose... 

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Par contre, un truc : j'avais jamais entendu parler de l'effet secondaire du scrimmage ou du match... Je suis prise par une espèce de schyzophrénie. Je deviens réellement une deuxième personne, une espèce de sauvageonne ultra vénère, je grogne quand je me fais envoyer en prison, je fais que crier quand je joue (bon du coup je suis pivot, autant utiliser ma voix qui porte de façon constructive), je hite de toutes mes forces, j'ai l'adrénaline au maximum, je ne ressens plus la douleur ni la fatigue, bref, je me transforme en Hulk féminine sur des patins.

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Dégoûtée (et abattue) (et navrée de moi-même) d'avoir encore fait une faute et de partir en P Box...

photo by Louis Guilbault

A force de patiner, j'ai appris à grogner discrètement et pas (trop) répondre aux refs, mais bordel, normalement même si j'ai un sale caractère, je suis relativement sympa, j'ai le sourire, je me marre, bref, je suis supportable quoi! Mais là, hop, dès qu'on commence à jouer, BIM, mon deuxième moi prend le dessus. Je ne comprends pas, je ne maitrise pas, rien. Je rigole plus, j'ai la haine, je veux me battre, j'arrive sur le track le couteau entre les dents et la rage au ventre. Je crois même avoir créé une grosse incompréhension chez Cap'tain Wynne, tellement cette espèce d'agressivité latente se révèle d'un coup. Je remercie mes coéquipières pour leur patience face à l'espèce de furie que je deviens... Je suis pas sûre que je me supporterai moi-même!

Quoiqu'il en soit, super bootcamp, on a encore appris pleins de trucs, une super ambiance, les coachs étaient au top, bref, j'en redemande!!! Merci les nasty, merci les Coachs, et merci aux officials d'avoir fait le déplacement pour le scrimmage :)

Par contre, après un bootcamp, faudrait vraiment avoir un jour de congé en plus...

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Faudrait avoir plus souvent des coach avec une chemise à jabots et un diadème... 

photo by Louis Guilbault

23/01/2014

Down

J'ai longtemps hésité à rédiger cette note, d'ailleurs quand je l'écris là tout de suite, je ne suis même pas encore sûre de la publier. je m'excuse par avance auprès de toutes celles et ceux qui considéreront ce billet égoîste et foutage de gueule. J'extériorise dans ce billet tout ce que je n'arrive pas à dire à l'oral, justement par peur qu'on me dise "nan mais ta gueule meuf, tu dis de la merde". Je réalise que ce que j'extériorise là n'est franchement pas important. Probablement juste une passade. C'est pour ça d'ailleurs que j'ai pas envie de soûler les gens avec et que je n'en parle pas. Mais à force d'intérioriser ça pourrit cette merde. Donc voilà, tel un gros rot que t'as en travers, je le sors. Better out than in, comme dirait l'autre.

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Usuellement un blog reste général. Jusque là vous racontais mes péripéties de derby, et vous inquiétez pas je vais pas me mettre à vous raconter ma vie privée. Mais jusqu'à présent j'étais plutôt restée dans le derby love. Je passe dans le derby doute. Ca va bientôt faire un an que je fais du derby (le 1er février, en gros.) Le début était ultra magique : grosse nouveauté dans ma vie, je me sentais invincible, c'était ZE sport que j'avais un peu attendu toute ma vie. Trop putain de Bad-Ass, trop putain de Rock'N'Roll. J'étais à fond, l' "esprit derby" m'a prise dès le début, et m'a d'ailleurs amenée à re-blogguer, chose que je n'avais pas fait depuis plusieurs années. Licornes, arc-en-ciel, tout ça tout ça.

J'ai commencé timidement, puis j'ai découvert le derby love avec mes coéquipières. Grosse claque, en bien. L'addiction était là, je pouvais plus lâcher.

Puis j'ai découvert l'envers du décor, le monde des meufs, celui des embrouilles et tout. Une autre claque dans ma gueule, négative celle-là. Ascenseur émotionnel quoi. Une cission plus tard, des mois d'été à patiner dans la rue, j'étais regonflée à block. La rentrée revient, je repars plus motivée que jamais, parce que bordel de merde, j'vais pas m'arrêter de kiffer pour des embrouilles de meufs qui, en soi, me concernent même pas directement. Let's go apeshit again. Remontée à block donc, je suis repartie sur le track avec les copines, j'ai progressé, j'ai bootcampé, j'ai scrimmé, j'ai putain de kiffé ma putain de race. De Septembre à Novembre, grosse progression, j'me sentais bien dans mes patins, j'avais bouffé du lion. Puis en Décembre, grosse baisse de régime : fatigue, le corps qui commence à lâcher, le moral qui s'écroule, j'ai dû me calmer. Plus de progression. God Damn it, comme on dit. 

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Forcée au repos, j'ai beaucoup moins patiné en décembre, et pas patiné du tout pendant les vacances... Finalement ça m'a pas fait de mal de (re) voir autre chose, rien qu'en termes de moral... bref.

Ce mois de Janvier revient, et je sais pas. Y'a comme quelque chose de cassé. C'est comme si je pouvais pas tout faire : je refais des progrès à cheval et recommence à apprendre des trucs (chose qui n'était pas arrivée depuis plusieurs années), mais voilà, au derby, j'ai cette sensation de stagner. Mes hits continuent d'être inefficaces, y'a des trucs que j'arrive pas à passer depuis des mois, j'ai l'impression d'avoir perdu des réflexes que j'avais en Novembre, ma sensation d'être pas trop mauvaise pivot est partie, j'me sens juste nulle, nulle, nulle, et re-nulle et archi nulle. Depuis début janvier, j'ai fait 2 grosses chutes où j'ai entendu crack crack dans mon corps. Rien de cassé, j'devrai retourner chez l'osthéo, mais j'ai l'impression d'y aller tout le temps... Mais c'est comme si mon corps me disait "bon, maintenant t'arrête tes conneries". Comme si ça y est, j'étais arrivée à mes limites. T'as atteint le maximum que tu pouvais faire, allez tchao bye bye.

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Et le paradoxe est là : J'ai une partie de moi qui me dit "non mais c'est bon là, arrête de faire ta Caliméro de merde, bouge ton fion, la progression c'est pas une ligne droite, t'as assez fait de sport tout au long de ta vie pour le savoir". Je viens de gagner (chez les femmes) la compèt de ski du boulot, et j'me suis classée 10e sur 168 au classement général (incluant les mecs). Je suis putain de fière, même si la gagnante usuelle est tombée, ce qui enlève un peu de goût à ma victoire, mais bon. Il n'en reste pas moins qu'au classement général, j'ai pris entre 10 et 15 places par rapport aux autres années, preuve que j'ai quand même progressé. J'aurai jamais cru, moi qui à 14 ans avait atteint mes limites au ski (j'allais trop vite, personne me suivait à l'époque - j'étais un peu pétée du casque... et j'ai pris quelques grosses gamelles avec d'ailleurs.) Du coup, je m'étais mise au snowboard, en entretenant le ski un peu mais sans plus. Et là d'un coup, ptain, j'ai mon niveau d'il y a 10 ans (merci le derby) (10 ANS BORDEL JE SUIS VIEILLE et je dis 10 ans en arrondissant à la dizaine inférieure...). Bref. Comme quoi rien n'est impossible. Et pourtant.

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Et pourtant il y a l'autre partie de moi. Celle qui doute, qui baisse les bras, qui se dit "est-ce que tout ça vaut vraiment le coup". Et le pire, c'est que tout ça vient de moi-même, hein. Ma petite tête qui tourne parfois pas très rond, moi-même je sais pas tellement me l'expliquer. Et mes coéquipières n'ont rien à se reprocher. Tout vient de moi. Je veux avancer. Je suis pas de celles qui acceptent la défaite. Et là, ma défaite, bah, c'est moi-même. C'est mon corps, mon souffle, mon mental qui lâchent. Il faut dire que voilà, si je pouvais être d'un coup aussi forte que les meufs des Gotham, ça serait le top quoi. Mais bon, ça demande du boulot. C'est juste que j'ai l'impression que cet espèce de niveau que je me suis mise comme objectif à atteindre (qui est pas tellement défini finalement d'ailleurs hein mais bref), il me semble d'un coup inatteignable. J'ai l'impression que je suis condamnée à ne jamais faire de vrai match, à ne jamais être "forte" en derby. Que je suis condamnée à être moyenne. Bref, je réfléchis trop. C'est irrationnel, bien évidemment. Mais c'est mon ressenti. Et soyons honnête, ça fait quand même bien chier.

Mais même si j'ai une baisse de morale, je continue. Parce que je m'en voudrai encore plus d'avoir arrêté.

Et puis bon. Ca ira mieux demain. Ou dans une semaine. Ou dans un mois. Bref, ça va passer quoi. Et je fêterai mes un an de derby pleine de love et de licornes et d'arc en ciel. I'll go apeshit again.

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PS : Et désolée pour tout ça. C'est égoiste, et sûrement pas réaliste. Please don't hate me. J'avais besoin.